La France et le loup, une relation très difficile
Avec une cinquantaine de loups, la France fait figure de mauvaise élève : en effet, la réintroduction du loup est naturelle. Contrairement à l'Italie, où le loup a bénéficié d'un plan de sauvegarde volontariste, la France peine à accepter cette espèce sauvage dans ses montagnes. S'il est vrai que les éleveurs français perdent des brebis, comment expliquer que la cohabitation ne pose pas de problème dans les autres pays ? L'arrêté ministériel du 17 juin 2005, qui prévoît en effet un quota de 6 animaux à abattre, est un nouvel échec pour les associations françaises opposées aux éleveurs.
Il semblerait que les mesures de précaution ne soient pas inscrits à l'agenda français : les enclos électriques, les chiens de berger sont des mesures qui ont été adoptées dans les pays voisins, et les résultats semblent sans appel.
L'Espagne, le Portugal et l'Italie ont été parmi les premiers à s'interroger sur l'avenir de ce grand carnivore et à la nécessité de conserver une population significative à l'état naturel. Le loup est intégralement protégé depuis 1976 et le Parc national des Abruzzes a joué un rôle essentiel dans l'accueil d'une petite population, appuyée par l'association WWF-Italie. Celle-ci est aujourd'hui multipliée par 5 et marque un véritable succès pour les partisans du mammifère. En Espagne, le loup fait l'objet d'un statut plus ambigu : la protection de l'espèce est partielle car certaines provinces autorisent la chasse au loup. Cette situation a cependant permis de reconstituer une population solide de 2 500 individus, soit la plus forte d'Europe.
Le Portugal, l'Espagne et l'Italie espèrent cependant montrer l'exemple dans leur combat pour la réconciliation du loup sauvage et de l'Homme.